lundi 20 janvier 2014

On roule, on roule !



On se relaie pour faire une moyenne de 600 km par jour (= un bon plein), direction Darwin !

On remarque que des petits monticules très nombreux font leur apparition au bord de la route, et à perte de vue. On apprendra plus tard que ce sont des termitières, et qu’il y en aura pendant plus de 1000 km, de toute taille, parfois déguisées de t-shirt et de casquette :p


Notre guide nous incite à faire une halte essence à un pub délire, à quelques kilomètres de la highway. La déco est atypique, et les soirées ont l’air enflammées ! Nous on y passe à l’heure de l’apéro, alors on goûte une bière locale quand même : ça faisait longtemps, et surtout ça rafraichit !

Aux abords de Mataranka, on va piquer une tête dans les sources naturelles d’eau à 32° aussi :D Intuitivement, on n’est peut-être pas pressés qu’il fasse bientôt encore plus chaud et humide ^^’

Au dessus de nos têtes, d’abord des chauve-souris, un peu différentes de celles du sud, puis des grosses araignées, qui mutualisent leurs efforts pour tisser d’immenses toiles au dessus de l’eau. Notre chemin du retour au parking est épié par des kangourous (des Euros, en fait, qui peuplent ces forêts tropicales :)


 

Au centre du village, un banian géant est connu pour avoir, en son temps, servi de prison temporaire.
Même en « ville », toujours beaucoup d’oiseaux, encore différents dans leurs formes, couleurs et chants !



 

On passe la nuit sur une aire de repos, au milieu des termitières, où quelques voitures d’aborigènes bruyants se croisent. Ici ce sont des perroquets très colorés (c’est tout son derrière qui est rouge !) qui nous tiennent compagnie, ainsi que des oiseaux beige avec comme un masque cornu noir… mais trop vifs pour être immortalisés, sorry ^^

Chapter 3 : Alice spring et la fin du désert



En continuant la route vers le nord, nous sommes arrivés à Alice Spring la ville du centre rouge. Elle est située au milieu d’une mer géante de sable rouge. L’occasion de retrouver un peu de civilisation (ahahah du réseau !) et de croiser plein d’aborigènes (plus d’un quart de la population est indigène dans le coin). Ils se baladent tous pieds nus en ville et passent une bonne partie de la journée assis à l’ombre des eucalyptus ; certaines femmes vendent dans la rue leurs créations d’art aborigène, les garçons se baladent en bande … On est un peu surpris de voir un policier en uniforme devant chaque « bottle shop » ( les seuls établissements où on peut acheter de l’alcool en Australie) mais visiblement l’alcoolisme est un fléau pour ces populations.

 

On file au Reptile center. On peut admirer tout un tas de lézards, serpents venimeux, iguanes etc … 
 




 On a même droit à une présentation particulière de certains specimens et les plus courageux peuvent leur faire des gratouilles … Moi je prend les photos pour immortaliser ;)


 


Lézard à langue bleue
Python olive
Jack le dragon
 












On fait ensuite la visite du musée des Royal Flying Doctor Service : les ambulanciers de l’air. Il y a des bases partout en Australie et ils couvrent 90 % du territoire australien. Leur mission est de porter secours et d’évacuer les patients dans les régions les plus reculées d’Australie. 

 
L’avion est léger et aménagé comme une ambulance. Le pilote est capable d’atterrir en moins d’un kilomètre sur des pistes caillouteuses ou même en plein nature …



 L’infirmière qui l’accompagne est super compétente : urgences, pédiatrie et même une formation de sage-femme (même si on conseille aux femmes enceintes de se rapprocher d’un hôpital le dernier mois de grossesse). Un médecin accompagne parfois le cortège. Une autre mission est d’entretenir des valises d’urgence situées dans des dispensaires bien paumés et de donner par téléphone des consultations et des prescriptions. 


On reprend la route vers Darwin (encore 1500 kms à parcourir !) et on fait une halte au Devil’s Marble des blocs de granites en forme de billes formées par des siècles d’érosion. 

 






 

On ne s’y attarde pas trop car l’endroit est infesté de mouches bien agaçantes : elles nous obligent à porter notre filet sur la tête pour éviter qu’elles ne se faufilent dans les oreilles, les narines, la bouche et qu’elles finissent par nous rendre fous ...

dimanche 19 janvier 2014

Outback Chapter 2 : Uluru



(prononcez « tchapteur tou : oulourou » pour que ça rime :p)

Nous arrivons dans le « Northern Territory » : grand comme 3 fois la France, et peuplé comme … ½ ville de Lyon :p (on apprendra plus tard qu’il y a plus de crocos que d’habitants !)
Comme souvent, le climat semble expliquer la désertion démographique. Nous, on arrive en pleine « wet season », ou saison où il pleut … presque pas tout le temps :)
En Tasmanie, on avait croisé une dame qui fuyait le NT après y avoir passé 40 ans : « chaque été me semblait encore pire que l’année qui précécdait ». Il semble coutumier d’en parler comme étant la « suicide season » :S chic !

On réalise en recomparant nos montres qu’on a encore gagné 1h (ça ne nous fait plus que 8h30 de décalage avec la France, pour ceux qui suivent ;)

 L’Ayers rock, donc, qui fait plutôt penser les lyonnais à un pub pour étudiants bièrophiles, (Uluru en langue aborigène) est un énorme caillou monobloc dont la partie immergée au dessus du sable est le symbole le plus célèbre de l’Australie centrale.

On connait surtout ses rendus au coucher du soleil où, d’après notre guide papier : « il prend d’étonnant reflets changeants […] qui ne font que rehausser sa magie » … bon, on a tenté … d’après les photographes sur place, il aurait fallu que tous les nuages devant le soleil se trouvent plutôt au dessus du rocher.. !

Bref, on s’est consolé de notre « dark Uluru » avec une visite guidée par un ranger le lendemain à l’aube (après 11h, la chaleur interdit les visites ^^). 

Merci à ma pote Manu de nous avoir fait investir dans un filet à mouches ! On suit mieux les commentaires sans 3 de ces bestiaux dans chaque orifice facial !!

Le guide était un vrai passionné, qui en savait long sur le mode de vie des aborigènes du coin. Il nous a fait passer plusieurs de leurs outils traditionnels. On a même fini en discussion, moins prévue par sa fonction, autour de l’intégration de ces populations. Tout n’est pas rose, il était un peu gêné d’en parler en uniforme ^^’
A savoir que les aborigènes sont propriétaires des terres où se situe Uluru depuis la fin du siècle dernier seulement, et qu’on continue d’en permettre l’escalade, alors que d’après notre guide :

1 - c’est dangereux, 36 personnes en sont déjà mortes, le sommet n’est pas du tout plat et empêchent les hélicos d’intervenir dans des temps que nécessite la chaleur ambiante
2 - c’est parfaitement irrespectueux des croyances aborigènes qui considèrent le lieu sacré
3 - c’est désastreux d’un point de vue écolo, parce que tout ce que perdent les milliers de touristes chaque saison (téléphone, appareils photos, et tous les métaux lourds qu’ils contiennent) se retrouve dans les pluies qui balayent parfois le sommet. Et les cascades qui se créent à ce moment sont assez rares pour être particulièrement appréciées de toute la faune et la flore…


 
Du coup, ça nous passe notre envie d’escalade, et on laisse le chemin de chaine « déconseillé » pour aller apprécier Kata Tjuta (aka « les Olgas »). 36 dômes de pierre qu’on avait perçus de loin la veille au soir. Moins connus, même si le plus grand dépasse Uluru de 200m !
  

<----- L’occasion d’un « où est Charlotte ? » impressionnant (que la résolution d’upload ne permettra peut-être même pas d’apprécier complètement !



 
Sur le chemin du retour, c’est la PANNE !! d’essence, enfin ! Ça faisait 150 km que je tentais de vider le réservoir pour connaitre sa taille exacte, pour rentabiliser notre jerricane d’essence (les stations sont rares, et souvent hors de prix), et pour le fun, aussi :D Finalement, il y avait bien une réserve, et on pouvait faire 100 bornes dessus… Charlotte flippera moins souvent ;) !

jeudi 16 janvier 2014

Outback Chapitre 1 : Coober Pedy



On continue notre périple vers le nord en direction de Port Augusta : dernière ville avant le désert ! Un détour par le Visitor center nous rassure : pas plus de 252 km entre les 2 stations services les plus éloignées ! On fait le plein d’eau et d’essence, quelques victuailles et on décolle !

 
Première halte quelques kms plus loin pour admirer la vue de la chaîne de montagne des Flinders Range.


un train interminable
Ensuite on poursuit vers le Nord et après quelques kilomètres on sent déjà la chaleur envahir le van. Dehors le ciel est bleu sans aucun nuage, la végétation est rase et clairsemée, le bitume dégage beaucoup de chaleur qui nous fait voir des mirages au loin, la route est rectiligne à perte de vue… On croise quelques 4x4, de gros Road Train (camions équipés de 3 remorques de 36 tonnes qui mesurent 54 mètres de long) et quelques Vans... Tous les conducteurs nous saluent !


 

Un panneau nous met en garde contre la traversée d’animaux de toutes sortes : kangourous, chevaux, vaches, moutons, dingos, lézards … A bon escient car ils ont tous croisé notre route (sans passer sous nos roues, ouf)



 
 

On passe la nuit sur une rest area caillouteuse en appréciant la fraicheur de la nuit et on refait le monde sous un ciel étoilé scintillant en découvrant les constellations de l’hémisphère Sud …
Le lendemain on est réveillés tôt par les celsius qui grimpent sous la carlingue de notre cher Miky

 

On file au Nord à Coober Pedy : une ville construite autour du commerce de l’opale. Quelques kms avant d'y arriver on aperçoit déjà des dunes de roches formées par les mineurs ; il est interdit de se promener entre ces tas car à chaque tas correspond un trou de forage de 30 mètres de profondeur ...

 On fait le tour de la ville : située en plein désert les températures vont de -5°° en hiver à 50° en été donc les habitants ont préféré enterrer leurs maisons sous terre.

 

On visite un musée relatant l’histoire de l’opale, une ancienne mine et une habitation troglodyte. 






 On fait un tour dans une bijouterie ; la patronne est d’origine grecque et nous appâte avec des petits cadeaux : une pierre offerte, un pins kangourou, un petit sac de roches pour chercher des traces d’opale … On trouve quand même un petit quelque chose à lui acheter et elle nous offre en prime un magnet thermomètre qu’on s’empresse de déballer dans le van : résultat 36° à l’ombre ^^






 

Avant de partir on refait le plein des réservoirs et on continue au Nord direction l’Ayers Rock.